Actualité · 22/05/2026
Fabrice Ahidomehou, l’homme des opérations sensibles entre Cotonou, Bangui et Bamako
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À première vue, l’homme impose par sa stature. Mais derrière le regard ferme et la discipline du commissaire de première classe à la retraite se cache surtout un formateur aguerri, un homme de terrain et un spécialiste reconnu des questions de sûreté et de sécurité.
Fabrice Ahidomehou, l’homme des opérations sensibles entre Cotonou, Bangui et Bamako
À première vue, l’homme impose par sa stature. Mais derrière le regard ferme et la discipline du commissaire de première classe à la retraite se cache surtout un formateur aguerri, un homme de terrain et un spécialiste reconnu des questions de sûreté et de sécurité.
Depuis plus de vingt-cinq ans, Fabrice Ahidomehou évolue dans les sphères sensibles de la sécurité nationale et internationale. Ancien cadre de la Police républicaine béninoise, il a construit un parcours marqué par la lutte contre le grand banditisme, l’antiterrorisme, la protection rapprochée et la formation des unités spécialisées.
Aujourd’hui instructeur au centre de formation AACCES à Niamey, au Niger, il intervient dans la préparation opérationnelle en environnement hostile. Son rôle dépasse la simple transmission de connaissances : il conçoit des scénarios réalistes, coordonne des exercices de terrain avec les forces locales et accompagne des stagiaires appelés à intervenir dans des contextes sécuritaires complexes.
Mais le parcours de Fabrice Ahidomehou ne s’arrête pas aux salles de formation. En République centrafricaine, au sein de la MINUSCA et de la Cour pénale spéciale, il participe depuis plusieurs années à la coordination d’enquêtes criminelles liées aux crimes graves. Cartographie de fosses communes, assistance technique aux officiers de police judiciaire, sécurisation des magistrats et protection des témoins : autant de missions sensibles qui illustrent l’ampleur de son expertise.
L’ancien commandant de la Brigade Anti-Criminalité de Cotonou garde aussi le souvenir des opérations menées contre la délinquance urbaine. Entre patrouilles conjointes, escortes sécurisées, démantèlement de réseaux criminels et protection des personnalités, il a forgé sa réputation dans l’action et la rigueur.
À l’aéroport international de Cotonou, il a également été en première ligne dans la lutte contre le trafic de drogue, le terrorisme et les trafics illicites. Une expérience qui lui a permis de développer une solide maîtrise des dispositifs de sécurité aéroportuaire et de gestion des menaces transnationales.
Le parcours international de Fabrice Ahidomehou reste particulièrement impressionnant. Au Mali, dans le cadre de la MINUSMA, il forme des unités spécialisées aux tactiques d’intervention et au Tactical Combat Casualty Care (TCCC). En Haïti, sous bannière des Nations unies, il participe à la création et au renforcement de brigades d’intervention, tout en assurant la formation rapprochée des services de sécurité du président Michel Martelly et de son Premier ministre.
Son expertise s’est construite au contact des meilleures écoles internationales de sécurité. Formé par le RAID et le GIPN français, instructeur Taser certifié en France, spécialiste des violences urbaines après un passage à Saint-Astier, Fabrice Ahidomehou a progressivement consolidé un profil rare dans l’espace sécuritaire ouest-africain.
Au-delà des compétences techniques, l’homme revendique des valeurs de discipline, d’intégrité et d’esprit d’équipe. Ceinture noire de karaté et pratiquant de Krav Maga, il incarne une culture de maîtrise de soi et de résilience acquise au fil des missions à haut risque.
Décoré à plusieurs reprises par les Nations unies pour ses missions en Haïti, au Mali et en République centrafricaine, et fait citoyen d’honneur de la ville de Roswell aux États-Unis, Fabrice Ahidomehou apparaît aujourd’hui comme l’une des figures béninoises les plus expérimentées dans le domaine de la gestion sécuritaire et des opérations spéciales.
Par Irédé David R. KABA
