Actualité · 04/09/2026

Orphelins de militaires : pour la 7ème fois, la République tient parole

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Il y a des cérémonies officielles qui sentent le protocole à plein nez. Celle du jeudi 3 septembre 2026, sur le tarmac de la Base aérienne de Cotonou, n'était pas de celles-là. Plus d'un millier d'enfants étaient là des orphelins, des enfants de soldats qui ne rentreront plus jamais à la maison et ce qu'on leur remettait ce matin-là pesait bien plus lourd qu'un cartable.

Orphelins de militaires : pour la 7ème fois, la République tient parole

Il y a des cérémonies officielles qui sentent le protocole à plein nez. Celle du jeudi 3 septembre 2026, sur le tarmac de la Base aérienne de Cotonou, n'était pas de celles-là. Plus d'un millier d'enfants étaient là des orphelins, des enfants de soldats qui ne rentreront plus jamais à la maison et ce qu'on leur remettait ce matin-là pesait bien plus lourd qu'un cartable.

 

Pour la septième édition consécutive de la cérémonie de remise de kits scolaires aux orphelins mineurs de militaires décédés en activité, le ministre délégué chargé de la Défense nationale, Gildas Agonkan, était à la manœuvre. Autour de lui, la ministre de la Famille et de l'Action sociale, le chef d'État-major général des Forces armées béninoises, le chef d'État-major de l'Armée de terre, plusieurs généraux et colonels du haut commandement militaire, ainsi que la Communauté musulmane Ahmadiyya, venue témoigner sa solidarité aux familles endeuillées. Un plateau qui disait, sans qu'on ait besoin de le formuler, que l'État avait choisi d'être là  vraiment là.

1 040 kits scolaires ont été distribués cette année, de la maternelle à la terminale, à Cotonou comme dans les localités les plus reculées du pays, du Nord au Sud. Des équipes entières ont été mobilisées pour recenser, organiser et acheminer ces kits jusqu'aux derniers kilomètres et Gildas Agonkan a tenu à les saluer nommément, comme il a salué les hommes et femmes qui montent encore la garde aux frontières du Bénin.

 

Dans un discours à la fois solennel et profondément humain, le ministre a posé les mots qui comptaient. Sept éditions, a-t-il rappelé, ce n'est plus un geste de circonstance. Ce n'est plus une émotion de saison. C'est une politique financée, planifiée, évaluée, reconduite. Un engagement inscrit dans le programme de travail du ministère, avec tout ce que cela implique de rigueur et de durée.

 

Il a honoré la mémoire des soldats tombés au front, ceux qui ont fait face à ceux qui voulaient prendre à ce peuple sa paix et à ces enfants leur avenir, comme ceux disparus dans l'accomplissement silencieux et rigoureux de leur mission. Convoquant Victor Hugo « Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent » Gildas Agonkan a dit aux enfants présents que leurs pères continuaient de vivre, dans la sécurité que respire le pays et dans leurs propres regards.

 

S'adressant directement aux veuves dans la salle, il a trouvé des mots sincères pour évoquer les nuits qui n'en finissent pas et les questions d'enfants auxquelles il faut répondre sans trembler. Il s'est engagé, au nom du gouvernement, à renforcer, élargir et régulariser l'accompagnement social des familles des personnels décédés une mission qu'il a qualifiée de permanente, bien au-delà du rendez-vous annuel.

 

Le moment le plus fort du discours est venu lorsque le ministre s'est tourné vers les enfants. Citant Nelson Mandela  « l'éducation est l'arme la plus puissante que l'on puisse utiliser pour changer le monde »  il a présenté les kits scolaires comme leurs nouvelles armes, les invitant à travailler, lire, questionner et refuser la médiocrité. Il a complété sa pensée par une citation d'Aristote sur l'excellence comme habitude, avant de conclure sur un proverbe béninois qui dit qu'il faut tout un village pour élever un enfant appelant les Forces armées et la République tout entière à devenir ce village qui veille sur eux.

 

Aller à l'école la tête haute. C'est sur ces mots-là que Gildas Agonkan a clos son discours, avant les vivats aux Forces armées béninoises et à la République. Une cérémonie, un discours  et quelque chose qui ressemble, pour ces enfants et leurs mères, à la certitude de ne pas avoir été oubliés.

DISCOURS DE MONSIEUR LE MINISTRE DÉLÉGUÉ AUPRÈS DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, CHARGÉ DE LA DÉFENSE NATIONALE

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