Actualité · 09/07/2026
Romuald Wadagni tend l'oreille au murmure des marchés : l'espérance au bout des étals, l'oxygène pour l'économie de proximité
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Écouter pour gouverner, c‘est agir pour développer. Et quand la politique retrouve le chemin du terrain et prête une attention de qualité à la voix des marchés, c’est l'écho de la République qui résonne pour provoquer la joie au sein des bâtisseurs de l'économie populaire. Le marché opère alors comme la boussole de l'action publique qui, comme un messie, décide d’humaniser la fiscalité pour le plus grand bonheur des couches défavorisées. Son credo devient désormais : soulager aujourd'hui pour…
Romuald Wadagni tend l'oreille au murmure des marchés : l'espérance au bout des étals, l'oxygène pour l'économie de proximité
Écouter pour gouverner, c‘est agir pour développer. Et quand la politique retrouve le chemin du terrain et prête une attention de qualité à la voix des marchés, c’est l'écho de la République qui résonne pour provoquer la joie au sein des bâtisseurs de l'économie populaire. Le marché opère alors comme la boussole de l'action publique qui, comme un messie, décide d’humaniser la fiscalité pour le plus grand bonheur des couches défavorisées. Son credo devient désormais : soulager aujourd'hui pour voir demain prospérer.
La décision du Gouvernement béninois de réduire de 15 à 30 % les redevances appliquées dans les marchés modernes urbains et régionaux, vient confirmer la thèse selon laquelle, les grandes réformes peuvent prendre parfois naissance dans le murmure d'un marché, dans la confidence d'une commerçante, dans la lassitude discrète d'un artisan ou dans les préoccupations répétées de milliers de citoyens. Et dans ce tumulte, là où certains n'entendent qu'une plainte, les grands gouvernants offerts à l’humanité par la juste providence, perçoivent un signal.
Les difficultés liées aux redevances, figuraient parmi les préoccupations exprimées par les commerçantes et commerçants au cours de la campagne électorale. Le Président Romuald Wadagni vient révéler une exigence essentielle de la démocratie moderne : écouter, comprendre et agir. Le peuple béninois ne s’est donc pas trompé de chemin en lui faisant pleinement confiance pour l’élever au sommet du podium présidentiel.
C’est une réalité intangible que mal écouter un peuple, ou pire, ne plus l'écouter, éloigne progressivement l'action publique de sa raison d'être. C'est précisément ce qui confère une portée particulière à cette décision du Gouvernement béninois. Une mesure qui parle d'espérance retrouvée, et de confiance restaurée. Le marché n'est pas un simple lieu d'échange. Il est l'un des derniers espaces où l'économie révèle son véritable visage. Chaque matin, avant que les tableaux macroéconomiques ne soient commentés, avant que les indicateurs de croissance ne soient publiés, des milliers de femmes et d'hommes ouvrent leurs étals avec un courage silencieux. Leurs activités font circuler les richesses, nourrissent les familles, irriguent les quartiers et soutiennent des pans entiers de l'économie nationale.
Lorsqu'un gouvernement accepte d'entendre les préoccupations exprimées par les commerçantes et commerçants, et choisit d'y répondre par une mesure concrète, il envoie un message politique fort : celui d'un État qui refuse que les politiques publiques demeurent des exercices abstraits, déconnectés des réalités du terrain. Aristote enseignait que « la finalité de la cité est de permettre à chacun de bien vivre. » La puissance publique trouve sa véritable noblesse dans sa capacité à améliorer, la vie de ceux qu'elle administre. La satisfaction exprimée par les responsables des marchés après l'annonce faite par la ministre du Commerce intérieur, en charge de la formalisation de l'économie, Mme Shadiya Alimatou Assouman, en est une illustration éloquente. Ainsi se construit patiemment, la confiance entre l'État et les citoyens au rythme des engagements tenus.
Cette réforme n'effacera évidemment pas toutes les difficultés auxquelles demeurent confrontés les acteurs du commerce. Les défis liés à l'accès au financement, à la compétitivité, à la transformation numérique ou à l'organisation des circuits commerciaux restent entiers. Mais il serait injuste de sous-estimer la portée d'un soulagement qui, pour des milliers de familles, représente une marge supplémentaire pour investir, épargner ou simplement mieux vivre. Comme le rappelait Montesquieu, « les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires. » À l'inverse, les décisions utiles renforcent l'autorité de l'État parce qu'elles nourrissent ce bien précieux qu'est la confiance, la véritable monnaie des nations. Elle ne figure dans aucun budget, mais sans elle, aucun développement durable n'est possible.
Le prix Nobel d'économie Amartya Sen définissait le développement comme « l'expansion des libertés réelles dont disposent les individus. » Réduire une charge économique, ce n'est pas seulement alléger une dépense ; c'est rendre à des milliers de citoyens une part de leur capacité d'initiative. C'est leur offrir davantage des libertés pour produire, entreprendre, créer de la richesse et participer pleinement à la prospérité collective.
La devise « Plus loin, ensemble » prend alors une dimension particulière. Aller plus loin suppose d'abord de marcher au même rythme que son peuple. Ensemble signifie que personne ne doit être laissé au bord du chemin, surtout pas celles et ceux qui, chaque jour, font vivre les marchés, nourrissent les villes et soutiennent l'économie nationale. L'ancien Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, rappelait que « la bonne gouvernance est peut-être le facteur le plus important pour éradiquer la pauvreté et promouvoir le développement. » On peut affirmer alors qu’elle consiste à créer les conditions dans lesquelles chaque citoyen peut espérer, entreprendre et réussir. Au fond, lorsqu'un État tend l'oreille au marché, il n'écoute pas seulement le bruit des transactions. Il entend les aspirations profondes d'un peuple. Et lorsqu'il répond par des actes plutôt que par des promesses, il accomplit ce qui demeure, depuis toujours, la plus noble mission de toute gouvernance : faire en sorte que l'action publique améliore réellement la vie de ceux auxquels elle est destinée.
C'est là que commence la confiance. C'est là que naît le développement. C'est là, surtout, que s'écrit l'histoire des nations qui avancent !
